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Message d'alerte

suivi de l'appel national à témoignages.

TÉMOIGNAGES pour faire entendre la parole des usagers des services prestataires de soins et/ou d'aide humaine. Ne laissons pas les pouvoirs publics ignorer nos réalités, nos aspirations et nos droits...

Ce témoignage anonyme a été reçu dans le cadre de l'appel à témoignage que vous pouvez lire ici et nous écrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 
Témoignage 8

J’ai porté plainte contre le Service de soins infirmiers et d’aides à domicile (SSIAD) qui me levait le matin.

Alors que ce service avait formé ses aides-soignantes aux aspirations endotrachéales au début de ma trachéotomie, subitement (6 ans après) il a décidé que ces aides-soignantes n’étaient pas habilitées à faire des aspirations endotrachéales.

Il a voulu m’envoyer son personnel infirmier sans qu’il sache me gérer (on ne peut pas s’occuper de moi sans connaitre les gestes auparavant). Le temps que j’avais avec les aides-soignantes et qui n’était pas de trop, était subitement diminué.

Les horaires de passages avaient changé (beaucoup trop tôt pour moi), sans me concerter.

Cela m’obligeait à réduire le temps de travail de l’auxiliaire de nuit (ce qui est illégal) et allonger le temps de travail de l’auxiliaire de jour.

Il fallait que j’organise ça le vendredi pour le lundi : Impossible !!! J’ai demandé un délai, mais rien à faire !!!!!

J’ai donc décidé de démissionner du SSIAD.

Mon avocate m’avait proposé de faire un procès au SSIAD, ce que j’ai fait.

Le tribunal m’a débouté au motif qu’il n’existe pas de préavis pour que le SSIAD change ce qu’il voulait faire avec moi.

Conclusion : un Service de Soins Infirmiers et d’Aides à Domicile peut faire ce qu’il veut quand il veut !

 
Témoignage 11
Notre fille de 19 ans est polyhandicapée complètement dépendante et nécessite une surveillance constante jour et nuit. Son état de santé est le résultat d’erreurs médicales ou disons tout simplement de défaut de prise en charge de mon accouchement. Elle vit au sein de sa famille depuis la sortie des soins intensifs en mars 1999 et ce malgré la gravité des séquelles : tétra parésie spastique avec hypotonie du tronc et rigidité des quatre membres, ne tient pas assise, troubles sévères de déglutitions, alimentée par pompe de gastrotomie, déficiente visuelle avec une basse vision, épilepsie pharmaco résistante, pas de communication orale. Nous avons toujours estimé que sa sécurité et sa qualité de vie seraient mieux garanties au domicile qu’au sein d’une institution et ce d’autant plus qu’elle n’a aucun moyen de communication et donc « à la merci des tiers » qui en ont la charge

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Je suis la maman d'une fille de 11 ans handicapée . Je travaille à 50% pour garder une certaine autonomie et surtout pour garder une vie sociale.

Je fais appel à l 'ADMR de ma village puisque je suis en pleine campagne.

Etant donné que ma fille Louise  a besoin d'une aide constante à la personne pour tous les gestes de la vie quotidienne, j'ai demandé à avoir les mêmes personnes pour s'occuper d'elle.

Au début j' avais 4 personnes et tout se passait bien, seulement après plusieurs années je me retrouve avec 2 personnes ! alors quand les personnes sont en congés ou malade je me retrouve sans personne !

Il manque cruellement de personnes qualifiées, ses personnes font un travail de qualité cependant elle sont sous payées voilà la vérité avec des heures à ne plus en finir. Les personnes interviennent à partir de 7h00 le matin et jusque 19h30 le soir ! imaginez l' amplitude horaires !

Je me retrouve à gérer seule ma fille tout en continuant mon travail à 35KM de mon domicile , imaginez la cadence. Aucun repos, aucun week end , aucunes vacances, et par moment avant de commencer mon travail je suis déjà fatiguée !

Nous n'avons pas d'aides pour nous parents d'enfants handicapés, nous nous retrouvons généralement seul à gérer le quotidien, les médecins, spécialistes, hôpitaux etc... la courses toujours la course !

Il y a 5 ans j'ai eu un cancer du sein, certainement du à la cadence soutenue de ma vie et celle de ma fille  ! J'ai continué a géré ma fille tout en étant sous  chimio et rayons  ! c'est elle qui m'a sauvé je me suis battue pour elle.

Nous n'avons pas de moment de répit.

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Si ma vie doit se résumer à me faire manger, laver les fesses et dormir, elle ne présente aucun intérêt. Ayant 6 heures de PCH quotidienne, j'ai besoin d'un SAAD en mode prestataire, réactif, qui s'adapte à mes besoins horaires variables, et surtout qui me propose un nombre limité d'intervenants qui connaissent parfaitement ma situation et les besoins. Or ces 3 derniers mois, j'ai eu affaire à plus de 20 personnes différentes, dont certaines comprenaient mal mes besoins et mes consignes, et qui m'ont épuisé. J'ai besoin d'aide sur le plan physique pour me faire la toilette, pour m'habiller me déshabiller, mais aussi pour me faire les courses, préparer les repas. Mais surtout, j'ai besoin de personnes qui m'aident à me repérer dans le temps, qui me stimulent, et qui m'aident à organiser mon quotidien, afin que malgré ma fatigue, je puisse avoir une vie active et riche.

 

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Les services prestataires ont de gros problèmes de recrutement.

Je suis auxiliaire de vie depuis 30 ans et je constate une aggravation accélérée de la situation. ; absentéisme important, grand turnover, conditions de travail déplorables, salaires très bas.

Les Auxiliaires de vie travaillent un week-end sur deux. Tous les jours, il faut intervenir dans l'urgence à cause des arrêts de travail.

Les astreintes sont quasi inexistantes par manque de personnel.

L'amplitude horaire n'est pas respectée et l'employeur en est conscient. Les auxiliaires de vie peuvent avoir des semaines a plus de 50 heures.

Malgré la volonté du service et tous les efforts accomplis, nous ne parvenons pas à respecter le rythme, les besoins et les choix de vie des usagers, et c'est une profonde insatisfaction.

Mme X souhaite être couchée à 20h car Madame a un médicament à prendre à heures précises en mangeant, mais par manque de personnel Madame sera couchée à 19h. Elle sera obligée de manger et de prendre son médicament dans son lit ( idem pour le lever).

Les couchers peuvent commencer vers 18h toujours par manque de personnel.